• Pour un bagel...

    J'imagine que cette petite aventure va être le premier épisode de la chanson de Jeanne au pays des Ricains (qui sont, ne l'oublions pas, en grande partie originaires de la Perfide Albion, que par mon pseudo je suis obligée de détester, même si je l'adore en vrai).



    Tout a commencé par un stupide bagel, que j'imaginais transformer en récompense post-blanchisserie et sèche-linge (j'avais très peut que ledit sèche-linge me crame des fringues, et lui suis très reconnaissante de ne pas avoir laissé libre cours à ses instincts pyromanes-on verra plus tard que votre humble servante peut difficilement en dire autant). Or, il faut savoir que les bagels américains, contrairement à leurs homologues anglais que je ne bouterai plus jamais hors de France, promis-juré, ces bagels sont mauvais parce que plein de sucre et de graisse, comme tout ce qui est américain- sauf les américains eux-mêmes, qui convertissent le sucre, soit en graisse, soit en football, ce qui fait qu'ils sont soit pleins de graisse, soit pleins de vide, mais c'est un autre sujet.


    Donc pour avoir quelque chose d'un peu croustillant, j'ai mis ce cher bagel dans le micro-ondes, et ça, c'était le début des mauvaises idées. Puis, en bonne Française ignorante de ces engins de barbares de micro-ondes de mes deux ovaires, j'ai appuyé sur le bouton : potatoes. Ce qui veut dire patates. Je me disais, innocemment, qu'une patate était assez proche en composition que du pain. Big mistake. Le troisième erreur est que je sui allée ranger mes fringues fraichement blanchies. Jusqu'à ce que j e sente une drôle d'odeur. Et que l'alarme incendie se mette à sonner.


    Toute honte mise à part, cette petite jeste illustre bien deux metaphysical thoughts.


    Un, l'effet papillon tout bête : S'il n'avait pas fait si chaud, je n'aurais pas changé mes fringues aussi souvent, donc je ne les aurais pas encore lavées, donc je serais sortie avec les filles de la chambre d'à côté et je n'aurais probablement pas mangé de bagel en rentrant. Vous aurez compris que je n'ai d'ailleurs pas mangé ce bagel. Donc c'est parce qu'il fait chaud qu'il y a eu un incendie. Donc ce n'est pas ma faute.


    L'autre, c'est le pouvoir qu'on peut avoir sur les gens. Une simple action -cuire un bagel comme une patate- a fait que moi, étudiante anonyme et legal alien ici aux States, ai fait descendre un immeuble plein d'étudiants dans la rue, et venir les pompiers. Donc si vous vous sentez seul et impuissant, c'est parce que vous ne faites pas assez de conneries.


    La morale de cette histoire est : Restez seul, impuissant et anonyme.


  • Commentaires

    1
    Marion
    Mercredi 23 Août 2006 à 23:21
    Arf...
    ...Dommage, dans le test de pureté, ils demandent pas si on a déjà failli cramer une résidence universitaire...
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